Niki de St phalle

Son nom ne vous dit peut etre rien, pourtant si vous etes déja passée par Paris vous avez surement déja croisée ses  » Nanas » près du centre Pompidou. Cette femme n’a pourtant pas été artiste toute sa vie, une vie qui fut pleine et colorée à l’image des ses sculuptures. Une partie de son oeuvre est actuellement exposée au Grand palais ( mais ça on vous en parle ICI )

Niki de Saint Phalle, ou Catherine-Marie-Agnès Fal de Saint Phalle de son vrai nom, un nom bien compliqué comme l’a été sa vie, née à Neuilly-sur-Seine en 1930.
Bien qu’elle soit connue pour avoir été une plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice de films français, sa carrière n’avait pas commencé dans cette voix.
Elle a d’abord été mannequin pour Vogue, Life et Elle. Puis à l’age à 23 ans elle est atteinte d’une grave dépression. Elle est soignée dans un hôpital psychiatrique. « J’ai commencé à peindre chez les fous… J’y ai découvert l’univers sombre de la folie et sa guérison, j’y ai appris à traduire en peinture mes sentiments, les peurs, la violence, l’espoir et la joie » dit-elle.
Son interet pour la création artistique commence à cette époque, elle ne suivi aucun enseignement, elle est totalement autodidacte, s’inspire sans cesse de plusieurs courants.
Elle fut membre du groupe des Nouveaux réalistes, entre autres.
Niki se marie une seconde fois avec l’artiste Jean Tinguely avec qui elle va réaliser de nombreuses oeuvres d’art .
Parmis ces inombrables oeuvres, les plus marquantes resteront celles de ces « Nanas », ces immenses spcultures de femmes colorées représentant des formes de toutes sortes et très plantureuses, faites de papier mâché et polyester. L’intervention des Nanas symbolise la suprématie de la femme.
En 1966, Niki,avec l’aide de Jean Tinguely, réalise Hon( « Elle » en suédois) , une femme monumentale de 28 m de longueur sur 6 m de hauteur et de 9 m de largeur, couchée sur le dos avec les jambes écartées au Moderna Museet de Stockholm. Les visiteurs pouvaient rentrer dans la sculpture par son sexe et découvrir à l’intérieur plusieurs pièces réalisées par Niki. Jouant de sa beauté l’artiste a très vite attiré les médias sur elle, elle joue de cette élégance, tantôt avec des blouses tachées et déchirées, tantôt en pull et pantalon, tantôt en combinaison blanche et bottes.
Son oeuvre la plus remarquée restera surement celle des tirs, ces performances durant lesquelles l’artiste tire à la carabine sur des poches de peinture, éclaboussant de couleurs des tableaux-assemblages, la rendent célèbre internationalement dès 1960 .Les Tirs sont des tableaux préparés fixés sur une planche, composés de morceaux de plâtre, de tiges contenant des œufs et des tomates, des berlingots de shampoing et des flacons d’encre. Niki est une tireuse d’élite, elle a appris à tirer avec son grand-père. Très vite, une deuxième séance de tir a lieu le 26 février. Ce jour là, sont présents : le poète américain John Ashbery, Gérard Deschamps, Raymond Hains, l’artiste américaine Shirley Goldfarb, Sabine Weiss, Hugh Weiss, le journaliste américain Jim MetcalfLes Tirs sont la représentation d’une violence matérialisée, un moyen d’extérioriser les démons intérieurs de Niki. Inévitablement liés à la mort, les Tirs paradoxalement, redonnent vie à la Vanitas traditionnelle Outre les Tirs, performances qui l’ont rendue internationalement célèbre dès les années 1960, Niki a créé un très grand nombre de sculptures monumentales dans des parc de sculptures.
Niki de Saint Phalle a également soutenu plusieurs causes : celle des Noirs américains, celle des malades atteints du sida, elle s’est d’ailleurs engagée dans l’association AIDS et a réalisé avec son fils un film sur le sujet.
Pour pendant longtemps, elle cache un lourd secret qu’elle publiera à l’âge de soixante quatre ans dans son ouvrage Mon secret le 14 février 19944 : elle a été violée par son père à l’âge de onze ans. Ce drame personel permet de donner une autre vision de son travail artistique.
L’artiste, dont les poumons ont été rongés par les poussières de polyester qu’elle découpait pour ses sculptures, souffrait d’insuffisance respiratoire insuffisance respiratoire chronique qui lui causèrent sa perte.
Si Niki a réussi à envahir, la fleur au fusil, un espace public réservé aux hommes artistes avec ses Tirs, c’est tout d’abord grace au soutien d’homme féministes comme Jean Tinguely ou Ponthus Hultén mais également de sa grande force naturelle et féminine qui s’est battu toute sa vie ( mouventée) à toujours assumer ses envies et les revendiquer en tant que Femme.

https://info.arte.tv/fr/la-femme-selon-niki-de-saint-phalle

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