Le tentacule érotique

Par Clémentine

Nous savions déjà que les Japonais étaient en avance sur leur temps mais alors là… Ça, on s’y attendait pas !
Les Japonais ont réussi à rendre les tentacules plus qu’érotiques, puisque le poulpe est le nouveau fantasme asiatique et bien plus, le sujet de nombreuses œuvres depuis maintenant quelques temps.
Le fantasme contemporain c’est ici et c’est grâce à Arte !

Arte a sortie son nouveau documentaire sexo, « Cachez moi ce poulpe », qui parle de la nouvelle lubie japonaise et de ses origines.
Après le scandale de leur série « Éducation sexuelle » auprès des plus prudes, ils ont préféré mettre tout de suite des horaires de lectures. Effectivement, entre caractères érotiques et pornographiques, la chaîne a décidé de limiter son audience entre 23h et 5h du matin.

C’est bien beau mais en attendant 23h, que dit ce docu ?
Arte prend comme point de départ la Shunga, la version érotique de l’estampe japonaise.
Shunga signifie littéralement « image du printemps », un euphémisme pour faire référence à l’acte sexuel surement. Mais si : image-printemps, printemps-bourgeons, bourgeons-vagin, vagin-érotisme, érotisme-acte sexuel. (Tu ne vois pas le lien évident ? Oui bah nous non plus).
Bref, reprenons. L’estampe chinoise est la forme de dessin, d’œuvre la plus vue au Japon depuis la nuit des temps (oui c’est assez large comme période).
Elle représente le quotidien de la population, mais aussi du pays.
Beaucoup de représentations font référence aux fonds marins, comme les tsunamis et les typhons remplis de poulpes et autres espèces qui « animent » le pays.
Prenez comme exemple le plus connu, celui de l’artiste Hokusaï et son immense vague (non non, c’est vraiment une vague et non pas une obscure métaphore sortie de ton imagination débordante).

La Shunga dérive donc de l’estampe, lui empruntant son style graphique. Les scènes représentées sont bien plus osées et nous montrent ainsi des actes sexuels, des positions des plus intéressantes et surtout des gros plans sur différentes parties de leur anatomie.
Sorte de pornographie des temps JADIS elle fut alors censurée à partir de 1600 lors d’un changement de « gouvernement » visant à régir la totalité du pays.

La censure a parfois contraint les artistes à redoubler de créativité pour contourner les interdictions notamment en métamorphosant les phallus en longs tentacules.
Les poulpes font alors leurs apparitions sur les toiles et permettent une plus ample liberté d’imagination.
Elles se déclinent ainsi dans les mangas et autres dessins animés à caractère pornographique où les personnages se font à plusieurs reprises, sous tous les angles et dans différentes circonstances, pénétrer par des tentacules.
L’animal tentaculaire devient alors un vrai fantasme et même une vrai pratique sexuelle : le shokushu, soit le sexe à base de tentacules. Ce concept signifie littéralement « viol par tentacules », et en excite plus d’un car de plus en plus populaire au Japon.

Alors bon, pour ou contre ? On vous laisse voir et tester par vous-même. Et si jamais vous n’adhérez pas, vous pouvez toujours vous faire une salade de poulpe marinée à la provençale, c’est exquis.

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