Jeune Homme

par Sans Décliner

Je pose les armes, jeune homme. Vous m’affolez.
Couchée sur le ventre, je vous veux derrière moi.
Je somnole et vous laisse faire. Je fais semblant.
Car en réalité je mouille dès que vos doigts me touchent.
Soyez lent à me prendre et prenez-moi bien.
Soyez tendre et intense, mais soyez rude aussi.
Vous savez faire, je pourrais le jurer.
Et je veux y passer.
Puis je m’occuperai, moi aussi, de vous.
Je serai précise et intraitable. N’en doutez pas.
Quand je dévore, je ne me prive de rien.
Quand j’enfourche, je danse.
Quand j’aime, je passionne.
Amusons-nous mon ami, et amusons-nous encore.
Nos corps sont des temples, dit-on, et bien prions.
Mon cul est un dôme, votre langue dira la messe.
Et quand je pense à ça, je ne pense à rien d’autre.
Je vous veux pour moi, et puis encore.
Je veux y mettre du sens, et des sens.
Avec légèreté et complexité, à fond.
J’y pense et j’y repense. Délivrez-moi.

Laisser un commentaire