48 Minutes V

par Shoshannah

« D’abord tu gémis  » Oh oui !  » » Je souris, comprenant qu’elle voulait prouver à quel point elle me connaissait dans ce genre d’état, et en effet je gémis « Oh oui ! »…

Elle continua, toujours en cherchant ma jouissance :
« Et puis tu dis  » Putain ! C’est bon ! » »  et en effet je criai
« Putaiiiiin, c’est booon ».

Puis elle insista encore, toujours vissée à mon regard
« Et puis tu commences à sourire »
et en effet, je souris, comme à chaque fois que j’allais atteindre l’orgasme.

Elle persista « Et maintenant tu vas me demander de continuer :  » Encore ! « »
et je répondis : « Oh oui ! Oh oui ! Continue ! Encore ! Encore ! »

Sûre de son coup, elle finit par m’achever en disant :
« Et maintenant tu vas me dire que tu viens » et ça ne manquât pas…
« Je viens… Je viens… Je viens ! » et je vins dans ses bras, en sursautant, en tremblant, en convulsant. J’étais partie loin, très loin… bien au-delà des frontières que j’avais pu apercevoir avant ce jour. Elle m’avait attachée, torturée, coupé le souffle, m’avait fait ressentir des choses que je ne pensais pas ressentir ce soir-là.

Elle m’avait fait jouir en me prouvant qu’elle savait exactement comment faire. Elle avait probablement mis vingt-huit minutes avant de me laisser jouir. Elle était maîtresse dans cet art, ma maîtresse.
Quelle chance j’avais. Quelle chance j’ai encore aujourd’hui. Cette femme est une artiste et une muse, elle change de rôle comme et quand elle le souhaite, c’est une experte !

Je repris mes esprits et je n’en revenais pas. Elle qui m’accusait si souvent de la  « scruter » , c’était en fait elle qui me scrutait à chaque fois que l’on couchait ensemble. Elle connaissait ma jouissance par cœur, c’était absolument fabuleux. Elle me demanda si je voulais qu’elle me détache, j’hésitais mais je finis par acquiescer.  « Sûre ? »
Naturellement que j’en étais sûre ! Une fois les mains déliées, je me suis vigoureusement redressée pour la prendre dans mes bras et l’étreindre aussi raisonnablement fort que je le pouvais.

S’ensuivirent de longues minutes pendant lesquelles je n’ai rien souhaité d’autre que de lui rendre le maximum de tout ce plaisir qu’elle m’avait offert. Je l’ai touchée, goûtée, pénétrée et elle a joui. Et comme à chaque fois qu’elle jouissait, c’était beau. Elle fronçait, elle ouvrait grand la bouche, elle tremblait et ramenait ses bras tout contre elle. Elle se recroquevillait en soufflant comme lorsqu’on vient de courir un sprint. Elle souriait, elle aussi.

Nous étions maintenant là, ensemble, couchées sur mon lit : moites, rouges, essoufflées. Elle roula nonchalamment au-dessus de moi pour se pencher en dehors du lit et revint pour me regarder dans les yeux avec un magnifique sourire, m’embrassa tendrement et me dit :

« Quarante-huit minutes !».

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